Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



vendredi 5 décembre 2014

jardinage... vraiment ?...




J'apprécie les graminées, leur facilité de culture, leur belle présence tout au long de l'année. Je les aime tout particulièrement en automne quand elles développent leurs plumets vaporeux sur des chaumes couleur de miel pâle.


Oui... MAIS !  On installe un petit godet, on trouve que la plantounette ne grandit pas bien vite au regard de ce que l'on a repéré dans le catalogue et  tout à coup, allez savoir pourquoi, la belle se met à s'étoffer à vue d'oeil, li-tté-ra-le-ment. Poussez-vous, poussez-vous semble t-elle dire à ses voisines.





L'idée d'un déplacement commence à germer si j'ose dire. Ce n'est pas une mince affaire et le temps de se décider, l'opération relève alors "des techniques de travaux publics" comme nous le faisaient remarquer avec humour nos amis jardiniers du Jardin des Vigneaux



Mais comme il n'était plus question de faire passer un engin de chantier à cet endroit là, j'ai demandé l'aide de mon mari. Nous avons donc sorti les pioches, les pelles et les brouettes pour déplacer un imposant Miscanthus chinensis "Zebrinus".

Dans un premier temps, ficeler la bête et dégager les alentours.




Puis creuser une tranchée pour extraire la motte. Celle-ci n'était pas installée trop profondément mais vu sa taille il a fallu de l'énergie pour la déchausser.





Mon aide de camp chausse du 43... vous aurez peut-être une idée de la taille du Miscanthus !
Une fois la souche sciée en trois morceaux...


nous avons choisi d'installer le plus gros au pied du Parrotia persica.

Mais voilà : au pied du Parrotia persica et à droite d'un Hydrangea quercifolia, étaient plantés depuis deux ans, deux beaux Hydrangeas : H. serrata Veerle et H. paniculata "White Moth".  C'est l'éternel jeu des chaises musicales au jardin : il faut déplacer trois plantes pour en installer une nouvelle.






Deux ans... et pourtant : les pieds bien au frais, ils commençaient déjà à se trouver un peu à l'étroit eux aussi. Nous les avons donc déplacés devant l'Hydrangea quercifolia pour permettre la plantation du Miscanthus au pied du Parrotia persica. Vous me suivez j'espère?... Mais quelques photos valent mieux qu'un discours :





Il me restera à raccourcir le pied de Miscanthus pour qu'il n'ait pas de prise au vent cet hiver puis, si ma cheville me laisse quelque répit, j'agrandirai le massif au pied des Hydrangeas pour installer des végétaux d'accompagnement.
Pour l'instant, je n'ai pu  qu'installer deux Hostas. Pas de nouveautés : j'ai rajeuni l'Hosta "Stained Glass" qui en avait besoin.




Pour terminer sur une note colorée, voici une petite photo de l'Hydrangea serrata "Veerle". Bleu à la floraison, il termine la saison dans une belle teinte pourprée.







Et aussi de l'Hydrangea paniculata "White Moth" qui a la particularité de fleurir sur le bois de l'année précédente.




Je vous dis "à bientôt" !




dimanche 30 novembre 2014

Petits coups de coeur d'automne



Il y a deux ans, sous le titre "souffler n'est pas jouer"   , je publiais un billet sur les travaux de nettoyage du jardin, et plus particulièrement le ramassage des feuilles.

Cette année, et comme chaque automne, l'opération est toujours d'actualité. Souffler et souffler encore... Entasser, ramasser, broyer... Voilà les activités du moment.
Et le souffleur thermique à main pèse toujours 4 kg... (Je n'utilise pas de souffleur porté sur le dos : trop lourd pour moi, trop bruyant également). Les compagnes des concepteurs n'ont pas du tester les appareils !

Il n'empêche : j'aime l'automne ! Ambiance :











 



Il y a donc les feuillus, mais les pins se mettent aussi de la partie (depuis j'ai ratissé !) :



Du côté des floraisons, c'est maigre. Quelques roses  sur Phyllis bide, bien déplumé au demeurant, et sur l'incontournable "Mozart" qui ne s'arrêtera qu'avec les grands froids.



Vous remarquerez que "Mary-Rose" ne faillit pas à sa réputation de rosier souvent malade, mais on lui pardonne ; il en est à sa quatrième (!) refloraison :



Quant à "Knock Out", il continue à fleurir sur un feuillage bien sain qui n'a reçu aucun traitement. Il  mérite vraiment ses distinctions. Outre sa médaille d'or à Genève, il a obtenu le fameux ADR allemand et l'AARS américain.



Restent également, penchées au dessus d'un muret, quelques fleurs d'une belle marguerite d'automne sans nom.


L'oeil doit s'exercer à trouver, ici ou là, un petit éclat coloré.
Sur les dernières feuilles de la vigne,



ou sur celles de l'Acer Hersii


parmi les Hydrangeas, "Glyn Church" ou encore "Etoile Violette"  tirent leur épingle du jeu






Deux plantes voisines devraient attirer le regard au cours des prochains automne








Je veux parler d'une bouture de l'Hydrangea serrata "Precioza" et de l'Heuchère "Circus" que j'ai associées récemment.


Je terminerai avec le Begonia grandis evansiana. Je n'avais jamais remarqué à quel point le revers de ses feuilles était étonnant. Regardez :





Il me reste à vous souhaiter une bonne semaine. A bientôt

lundi 24 novembre 2014

Les années se suivent...


mais ne se ressemblent pas. 

A mes yeux, l'automne 2014 n'est pas  le meilleur cru aux Pins Noirs où l'on a déjà vu mieux. Cependant, cette saison reste pour moi la plus attrayante et m'émerveille chaque fois.

Mais revenons à ce qui fait notre quotidien : j'ai réussi à souffler quelques jonchées de feuilles ! Et participer au déplacement d'une énorme graminée. Mais je reviendrai plus tard sur ce travail.

J'écris ce billet accompagnée par les hululements des chouettes. Je ne sais pas ce qui leur prend cette année : chaque soir elles font un véritable concert.

Venons-en maintenant aux feuilles, puisqu'il en reste encore sur les arbres !

Je peste chaque année de constater que les érables, nombreux au jardin, ont la mauvaise idée de perdre leurs feuilles les uns après les autres ; ça n'en finit jamais !
MAIS  il y a un avantage à cela : nous profitons plus longuement de l'éclat des frondaisons.




Vous apercevrez peut-être un coin de mur ici, un bout de gouttière là. J'ai parfois photographié depuis une fenêtre ou la terrasse.

Les cornouillers...






... en compagnie des  Hostas ou des Hydrangeas en fin de cycle forment malgré tout des petites scènes intéressantes.


Ci-dessous, un Acer "Orange Sensation" et à droite un
Cornus Kousa chinensis




Tout en bas du jardin, vers la foret :










Nous avons eu un printemps et un début d'été très sec. Nous étions même sous le coup d'un arrêté "sécheresse".
De ce fait, les feuilles tombent déjà sèches alors que certaines années, elles forment un magnifique tapis coloré sous les arbres.

 Depuis la terrasse Est :











Sur la terrasse Ouest, quand on met le nez en l'air...




Un détail du Liquidambar styraciflua :



Je publie peu en ce moment : pour présenter un billet, il faut des photos. Pour photographier, il faut enfiler les bottes et descendre au jardin... C'est bien compliqué et ce n'était pas facile pour moi jusqu'à présent.
Mais comme disait Monsieur de la Fontaine "... patience et longueur de temps font plus que force ni que rage..."  :  j'ai patienté (quelques observateurs de mon entourage diront peut-être que je rongeais mon frein !). J'ai réalisé deux abécédaires et ressorti les aiguilles à tricoter pour réaliser une écharpe d'une longueur phénoménale afin de m'occuper.

Il me semble maintenant apercevoir le bout du tunnel.  Il était temps !