Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



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dimanche 3 mars 2013

Chronique hivernale...




Petit tour du jardin sous un pâle soleil et un petit 2° C... Comme à chaque fin d'hiver, ce n'est pas brillant.
Dans un jardin, ce ne sont pas, dans la plupart des cas, des fleurs douze mois sur douze. Il faut regarder les choses en face et s'en accomoder.

La neige est toujours là... Près de l'allée du potager









Chaque année j'ai peine à croire que dans quelques mois, les massifs auront repris vie...

Les Hellébores sont en piteux état.


Ils étaient pourtant si vaillants il y a quelques semaines :




J'ai commencé le nettoyage dans les massifs que réchauffent les quelques rares rayons de soleil. Les voyages à la déchetterie se multiplient.




En avril, l'Amélanchier canadensis, à gauche de la pergola,  donnera le signal du renouveau















Quelques semaines encore, et la pergola verra sa structure adoucie par la floraison des rosiers et des clématites.


Débarrassées de leur couette hivernale et nettoyées par la jardinière, les graminées se décident (déjà !) à sortir de leur léthargie.



J'ai nettoyé à grand peine un petit bout de massif,  tant la terre collait aux outils. J'attendrai des jours meilleurs pour continuer.

Avez-vous remarqué en arrière-plan, la neige qui couvre encore la pelouse ?







Voici le contre champ. Vous pouvez vous repérer avec le rosier Aloha...


En été, ce coin là aura une autre allure  :




Alors que le ballet des oiseaux continue dans le pommier à fleurs devant la terrasse, j'ai aperçu un bouvreuil dans le Weigelia tout à côté. Il vient rarement au jardin et j'ai été surprise par sa présence ; ma photo ne le met pas en valeur.


Quant aux écureuils, emblèmes du jardin, ils s'affairent à décortiquer les graines de tournesol, à l'étage en dessous, se surveillant tout de même du coin de l'oeil. De la mousse et des débris innombrables jonchent le sol. C'est un endroit où je n'installe que des plantes robustes ; pas grand chose ne résiste aux allées et venues de nos amis à deux ou quatre pattes.



Cette petite promenade dans les allées déneigées ne m'a pas remonté le moral : j'ai aperçu quelques végétaux en piteux état. Des Heuchères et des Heuchérelles notamment dont je ne suis pas certaine qu'elles reprendront forme. Attendons des jours meilleurs pour évaluer la situation !

Une seule touche de couleur dans la rocaille... c'est vraiment peu.





lundi 12 novembre 2012

Acer Hersii, Cornus kousa "Great Star" ou Viburnum "Huron"



... un trio sur lequel on peut compter et que je vous présente, entre autre, dans ce billet.


Pluies diluviennes en fin de semaine, puis repos dominical,  le jardin a été délaissé pendant quelques jours. Ce matin, brouillard sur la colline. On aurait peu espérer une éclaircie. Mais non, le ciel est resté gris ;  tout est détrempé.  Malgré cette humidité ambiante, le jardin a conservé quelques atouts.

Si l''Acer Hersii n'a pas la flamboyance des années précédentes,  il ne passe cependant pas inaperçu :







Le Cornus kousa "Great Star" le Vasterival mérite sa réputation (et aussi son coût  : j'avais investi dans un grand sujet dont le prix défiait toute concurrence !)



Ce Cornus kousa a été planté il y a deux ans. Il grandit vite et j'ai l'impression qu'il va nous jouer le même tour que le Troëne de Chine. Si je ne veux pas qu'il surplomble rapidement la balustrade, je vais bientôt lui trouver un coin où il pourra s'étaler sans contrainte. L'emplacement du Chêne bambou resté vide, par exemple... Ce déplacement sera au programme des prochains jours.

Le Viburnum "Huron", arrivé il y a un an de la pépinière de Christian Bessard. Le sujet était déjà bien développé lui aussi et s'est installé rapidement. Les feuilles sont plutôt rondes, d'un ton qui n'agresse pas l'oeil




L'un des grands Erables champêtres :



Comme je vous l'ai déjà dit, ces érables là ne se mettent pas d'accord entre eux : ils défeuillent les uns après les autres, histoire d'ennuyer la jardinière qui ne voit jamais la fin du nettoyage ! Regardez ci-dessous : l'érable de gauche n'a pratiquement plus de feuilles alors que celui de droite prend son temps...




Les graminées mêlées aux arbustes assurent  le spectacle tard en saison :






Des petits riens aussi, découverts dans les coins un peu oubliés, participent au décor . Comme ici, ce semis de Malus purpurea (merci les zoziaux !) en compagnie d'une potentille. On devine sur la gauche le feuillage de l'Helictrotrichon sempervirens.

En dehors des feuillages, il reste quelques (maigres) floraisons pour donner un peu de couleur au jardin.. Du côté des rosiers:

Pirontina -( Pironti 1975)



















Souvenir de Mme A. Charles - (Moreau Robert 1866)

 
Messara - (Sauvageot)



















Marie-Rose - (D. Austin)



Mozart - (Lambert 1937)

Mozart n'a jamais faibli et fleurira a coup sûr jusqu'aux grands froids.















De nombreux boutons sont encore présents sur les rosiers, notamment sur Waterloo, Narrow Water, Teasing Georgia ou Knock-Out. Ils auront bien du mal à éclore. Quoique... l'an dernier Phyllis Bide fleurissait sous la neige en janvier.

Et sur le muret au-dessus du potager, les Chrysanthemum reviennent fidèlement chaque année. Je les ai installés là car ils n'ont pas de tenue et peuvent retomber au-dessus du mur.



Cet après-midi, j'ai rassemblé mon courage et sorti le souffle-feuilles et le râteau. Le travail ne manquera pas dans les semaines qui viennent  : nettoyage puis compostage des Hostas, des Hémérocalles ou des Pivoines. Toilettage des derniers rosiers pour qu'ils ne donnent pas de prise au vent. Déplacement de quelques arbustes pour le rééquilibrage des massifs. 

Il sera temps alors de préparer Noël...

Je vous souhaite une bonne semaine !


mardi 16 octobre 2012

"Que d'eau, que d'eau" (Maréchal Mac-Mahon 1808-1893)



Et oui, comme disait le Maréchal Mac Mahon : "Que d'eau, que d'eau" ! Ici nous avons le Doubs, pas la Garonne et nous n'en sommes pas encore à l'inondation...  mais tout est trempé, dégoulinant...

De temps en temps, comme cet après-midi, un petit rayon de soleil perce à travers les nuages. J'en ai donc profité pour faire un peu de nettoyage dans les massifs : de nombreux asters défleuris piquaient du nez lamentablement, des amas de feuillages en décomposition encombraient le pied des hémérocalles...Ces dernières seront compostées généreusement d'ici peu, de même que le pied des pivoines. Les Hostas le seront lorsque le feuillage sera fané.
Après cela, j'ai décidé de tondre la pelouse car l'herbe pousse encore. Je n'aime pas laisser l'herbe trop haute en fin de saison : il devient difficile de souffler les feuilles et au printemps il faut tondre très tôt. 
Devinez : j'ai terminé mon travail sous la pluie ! J'ai renoncé à nettoyer convenablement mon matériel tant je pataugeais.On verra demain.

Nous sommes à mi-Octobre et tout est encore bien vert. Ce matin, nous étions à la limite de la gelée. Les arbres risquent de perdre leurs feuilles avant de nous avoir offert leur spectacle automnal.
Le Cornus florida rubra n'a que la partie sommitale colorée:


L'amélanchier canadensis, un peu pâlichon cette année :


















Je comparais avec des photos prises quelques années en arrière à la même date. En 2007,  l'amélanchier n'avait plus de feuilles et les arbustes autour étaient vivement colorés.
 



2007...
L'amélanchier se trouve sur la droite, dénudé. A gauche, Cotinus, et Spirées...





Bien des rosiers ont perdu leurs feuilles. Les derniers boutons auront peut-être du mal à éclore. Il reste cependant quelques vivaces fidèles, résistant aux intempéries et donc bien précieuses en fin de saison. 

Les Eupatoires "Chocolat" :



En dessous de la pinède, les Aster éricoïdes "Golden Spray"se tiennent convenablement :



Les Cimicifuga simplex "White Pearl", qui ne demandent aucun soin s'ils ont le pied au frais :




Comme chaque année dans ce coin là, les coprins chevelus montrent le bout de leur nez et font écho aux cierges d'argent. Quand je tonds, je fais un grand détour pour les préserver !



 Et puis, quelques scènes, ici ou là...




Voici maintenant LA fleur de la clématite "Hagley Hybrid". Habituellement elle remonte vraiment bien. Cette année, rien. Enfin... jusqu'à cet après-midi : que vois-je ? Une fleur, juste une : vu les efforts qu'elle a fait, je je l'ai photographiée !



Pour terminer, une petite vue du bas du jardin, en limite de propriété. La même qu'il y a une dizaine de jours. Du côté des couleurs, ça n'a pas beaucoup évolué...




jeudi 19 juillet 2012

Scènes à mi-ombre...



Mercredi matin, près le petit tour quotidien au jardin, le menu du jour s'est imposé : tonte impérative ! Puis je suis allée freiner l'élan de quelques liserons qui s'en allaient faire de l'escalade dans un coin.  Et enfin, armée de mon sécateur, j'ai nettoyé les plantes défleuries. Voilà pour aujourd'hui.

Avant de présenter quelques scènes à mi-ombre, je ne résiste pas au plaisir de vous donner un aperçu d'une partie du jardin après le passage de la tondeuse. Tout beau tout propre ! La photo a été faite en fin de journée, au soleil couchant.



Je vais dans un premier temps vous emmener côté Est, vers le Cercidiphyllum. Sur la photo ci-dessus, repérez bien l'Hydrangea quercifolia car plus loin, je vous présenterai le massif qui se trouve à gauche de cet Hydrangea .
Car je m'aperçois que je n'ai pas beaucoup parlé cette année de mes chers Hostas.  A l'exception des Hostas undulata et plantaginea, ils sont en défloraison.
Les photos montrent nettement les dégâts des divers épisodes de grêle. Ce sont les plantes en bordure de massif qui souffrent le plus : les voiles de protection ont tendance à se soulever avec le vent. Bien évidemment, je ne place ces protections que lorsque la grêle est annoncée. Sinon, je croise les doigts pour que ça passe vite !
Enfin... le jardin est comme il est, avec ses hauts et ses bas...

Allez, tout d'abord, près du Cercidiphyllum...
Pendant que j'y pense, et puisqu'il est planté parmi les Hostas : connaissez-vous le Geranium "Blue Sunrise"?



Un géranium de mi-ombre, au  feuillage  vert tendre bien lumineux. Il est accompagné par l'Hosta "Mama Mia" sur la droite,  "Touch of Class" sur la gauche et en arrière-plan, par l'Hosta "Eskimo Pie"



Les mêmes, avec "August Moon" en arrière-plan :


Dans le même coin,  l'Hosta "Cherry Berry" feuillage panaché jaune/vert et pétioles rouges sur lesquels les clochettes d'un joli violet clair ressortent bien. Nous le voyons ici sur fond de Carex elata Aurea. Tout derrière, un Hydrangea macrophylla, complètement oublié dans les Cornus, se met à fleurir (c'est bien la première fois !).


"Eskimo Pie" (très très lent, mais il vaut la peine de patienter) et Touch of Class


"Enterprise" encore jeune. Bien sensible à la grêle comme tous les panachés blancs aux feuilles tendres :




Quittons ce massif côté Est, et revenons plus bas, côté Ouest pour jeter un  coup d'oeil  sur le massif du grand érable du bas du jardin, comme je l'annonçais au début de mon billet.
Il  faut passer sous l'arceau...


Au pied de l'arceau, un massif tout jeune de cette année : un ou deux pieds d'heuchères, quelques géraniums vivaces, deux pieds d'Hydrangeas paniculata  (je vous en reparlerai) et un pied d'Hosta "Queen of the Seas" au feuillage bleuté, au bord ondulé (il faudra que j'en fasse un gros plan pour un prochain billet. Là c'est trop tard ; il fait nuit ...)



Nous sommes maintenant dans le jardin "Ouest".
Et cette fois, je vais vous parler du massif du gros érable à gauche de l'Hydrangea quercifolia "Snow Queen" et à gauche de la première photo du billet :




Tout ceci me fait dire qu'il faudra que je pense à me servir de la fonction panoramique de mon APN .Ce sera plus simple !

Approchons-nous du massif du gros érable... Hostas, graminées diverses, Alchemilla mollis entre autres, sur un fond d'arbustes : Viburnum plicatum Mariesii, Rhododendron Osmanthus heterophyllus. En couvre sol en avant du massif, la Lysimachia nummularia ou encore le Saxifraga Umbrosa. Et sous les arbustes, Vinca minor. Les fougères sont indigènes.





















Plus en détail maintenant :  à gauche,  l'imposant "Stained Glass", un sport de "Guacamole. Et l'un de ceux que l'on remarque ! A droite, Hosta Lakeside "Dragon Fly" et un petit pied de Cherry Berry transplanté là au printemps par la jardinière.



Entre le carex elata "Aurea" et l'Hakonechloa macra "All Gold", Hosta "First Frost" qui a reçu "un mérite de Courson"


"Thunderbolt" avec à son pied le petit "Blue Mouse Ears"














Le petit "Blue Mouse Ears": en bordure de massif, le voile de protection ne lui a pas épargné les dégâts de la grêle là encore...





Et le classique "Frances Williams" (encore une fois, ce sont les feuilles en limite du massif qui ont souffert) :




Bon ce n'est qu'une partie de ma petite collection...J'essaierai de trouver le temps de vous en présenter quelques autres. En attendant je vous souhaite une belle journée !