Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



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mardi 14 juin 2016

Acrobatie ou élagage aux Pins Noirs ?



Entre les deux entrées du jardin, se trouve un bout de pinède qui a besoin d'un bon remaniement. Des pins en trop, des feuillus à déplacer ou à supprimer, le travail le plus difficile consistant en  la suppression de deux très grands pins.

Voici donc quelques photos prises il y a trois semaines, lorsque nous avons fait "démonter" ces deux énormes pins. Je dis bien "démonter" car il convenait de préserver sous ces arbres, des Junipérus taillés en nuages". Il y a également au pied des pins d'autres conifères qui attendent le même traitement.

Comme à l'accoutumée, nous avons donc fait appel à des grimpeurs/élagueurs. Des professionnels hors pair, qui travaillent dans des conditions difficiles mais sont toujours de bonne humeur et  réalisent un chantier d'une propreté parfaite !

Mais cette fois-ci l'opération relevait plus de l'acrobatie que du bûcheronnage  : les arbres culminaient à  25 -30 mètres de hauteur !


Nos "écureuils" sont jeunes, mais très professionnels : le matériel a été soigneusement  préparé. Ils s'équipent et commencent à grimper.


 En haut à gauche, un Acer campestris, semis sauvage qui a été lui aussi enlevé pour ne conserver que les pins.
D'autre part, la couronne du tilleul à l'entrée du jardin a été relevée.










A droite un arbre au tronc plus fin, mais vraiment très haut, à gauche un pin plus  touffu, au tronc plus épais.











La photo est de mauvaise qualité : je n'avais pas l'appareil qui convenait. Aussi observez bien, au milieu, tout en haut du plus grand pin... c'est l'un des grimpeurs  !

Le voici, d'un peu plus près...

Là il est obligé de se tenir à quatre pattes sur les branches pour les couper en tronçons, plus faciles à lancer au pied du muret, sur l'aire en gravier : 










Les branches ont été éliminées une à une, la tête du pin va commencer à descendre...








Le deuxième arbre est plus touffu. Pour celui-là, on ne peut que descendre les branches une à une, par un système de poulie. Un grimpeur dans l'arbre, un autre au pied pour réceptionner les branches.







La cime est descendue de la même manière. On remarque en bleu, la poulie qui sert à descendre le tronc en morceaux.





Sur cette dernière photo, on aperçoit un conifère grillé (il n'a pas supporté la sécheresse de l'été 2015). Il a été supprimé depuis l'intervention des grimpeurs/élagueurs.
Vous remarquez également à droite au premier plan un Junipérus taillé "en nuages". Son voisin, sur la gauche, sera prochainement traité de la même manière.

Nous avons longuement hésité à faire enlever ces deux grands arbres mais le résultat est intéressant : la pente a gagné visuellement "en profondeur". 
Comme je le disais plus haut, cet automne j'entreprendrai le grand ménage de cet endroit là : les arbustes feuillus seront enlevés et l'Acer Hersii  partira dans un autre coin du jardin. Seuls resteront au pied des pins, des conifères bas taillés de diverses manières.

Bref, des projets et de (gros) travaux en perspective !






jeudi 21 mars 2013

Premier billet de printemps...



Je publie peu en ce moment : mes journées (et mes soirées !) sont fort occupées. Bien entendu, dès que j'en ai la possibilité, je file au jardin. Enfin... quand le temps le permet ; malgré quelques journées ensoleillées, les épisodes pluvieux se sont répétés, désespérant la jardinière.

Donc je nettoie inlassablement : ratissage, taille, ramassage des débris, compostage ou voyages à la déchetterie selon la nature des matériaux... Le travail habituel en ce début de printemps. Enfin, la végétation démarre ce qui me permettra d'ameublir le sol des massifs, sans risquer d'endommager quelque vivace bien cachée.
Ce jeudi il faisait bon se réchauffer au soleil sur la pente de la pinède :



Une petite vue pour vous donner une idée du jardin, toujours bien dépouillé,  en ce moment :


Les rosiers sont taillés, du compost bien mûr a été étalé sur le sol,  les iris et les tulipes sont sortis. Il restera à passer un petit coup de serfouette pour aérer le sol.

La rocaille n'est pas entièrement nettoyée car le ratissage risque de décapiter les petits bulbes qui montrent le bout de leur nez. Donc crocus ou mini narcisses apparaissent au milieu des aiguilles de pin qui jonchent le sol des massifs. Rien d'exceptionnel mais ces floraisons, tels de petits rayons de soleil,  égaient la rocaille.





Sur la deuxième photo, vous aurez remarqué au passage l'état des sauges pourpres, jamais bien pimpantes en fin d'hiver. Quant aux crocus, ils fleurissent au milieu des tiges desséchées des Erigérons Karvinskianus qui attendent un petit toilettage avec un coup de sécateur. Le nouveau feuillage apparaît déjà.

Les Euphorbes myrsinites s'apprêtent à illuminer l'escalier de la pinède. Chaque année je supprime les semis spontanés. La plante est envahissante mais facile à contenir.






Les jours de pluie, je profite de la floraison des jardinières installées sur les rebords de fenêtre. Elles ont été préparées en automne avec un Cyclamen, deux ou trois Viola, et une poignée de mini Narcisses. 





L'hiver a été long mais pas si rigoureux que cela. Et en prenant soin de protéger les contenants les jours de grand froid,  les Cyclamens ont fleuri tout l'hiver. C'est bien la première fois !




Je dirai que c'est aujourd'hui, le premier billet de saison. J'espère que le temps se mettra rapidement au beau fixe et me donnera matière à des billets un peu plus... fleuris !






lundi 4 février 2013

Quoi de neuf au jardin ?




Il a neigé la nuit dernière... L'hiver est toujours là. Pas seulement sur le calendrier.
Mais auparavant, j'ai eu le temps de faire un petit tour de jardin pour voir un peu où les choses en sont.
A la création de ce blog, je vous annonçais que je vous montrerai le jardin en temps réel (à de très rares exceptions près) , voici à quoi ressemblent les massifs que j'ai pu nettoyer grossièrement avant les intempéries. Je joins une seule photo : c'est la dure réalité d'un jardin Franc-Comtois en hiver.




Il va y avoir du travail aux beaux jours ! Mais dans un peu plus de deux mois, après élimination des tiges desséchées, bêchage, apport de compost...


...le même massif photographié à mi-avril.
Voilà donc une dérogation à mon principe mais avouez que si je ne vous montre que des photos comme celle ci-dessus, vous allez vite déserter le blog des Pins Noirs !














Vue du massif, de face, toujours en Avril.  Vous pouvez vous repérer par rapport aux Ophiopogons en bas à droite...





D'autres massifs où les graminées n'ont pas été coupées, sont particulièrement négligés : les chaumes cassés se dispersent avec le vent.  Je me garde bien de vous montrer ces massifs là. C'est assez déprimant.

Un seul coin est à peu près présentable en ce moment : près du grand sapin, là où les hellébores et les bruyères fleurissent. (J'ai commencé les photos au sec, et terminé sous la pluie).
































C'est un coin bien ingrat où pas grand chose ne pousse. Les petits cyclamens ont fini par s'installer et se ressemer. J'ai profité de quelques heures sans pluie (!) la semaine dernière, pour les terreauter.

















J'ai aussi repiqué quelques petits semis naturels d'hellébores. J'aimerai qu'ils forment un beau tapis d'ici deux ou trois ans, pour accompagner les quelques pieds déjà développés.



Ilex albomarginata du premier plan a atteint un bon mètre. Il mesurait une dizaine de centimètres quand je l'ai planté. Mais il a dû apprendre à se débrouiller seul dans ce sol archi-sec.













Et bien que nous soyons au coeur de l'hiver, quelques arbustes intrépides se réveillent.
C'est le cas de l'Hydrangea "Libelle" déplacé au début de l'automne au pied du pilier de pierre. Il n'a jamais fleuri, à l'exception de l'été 2012 où il a produit une unique tête. Après avoir lu qu'il aimait (bizarrement) les terrains secs, il a donc déménagé. J'espère que le froid ne va pas revenir car il y aurait alors des dégâts.


































Un autre arbuste sort de sa léthargie : il s'agit du Lonicera fragrantissima. Mais rien d'anormal pour lui puisqu'il se réveille toujours avant les autres. D'ici peu il embaumera l'allée qui mène au garage.





mardi 11 décembre 2012

Une nouvelle variété d'écureuils !



Depuis que la neige est tombée en fin de semaine dernière, les travaux de nettoyage du jardin sont interrompus.Je ne veux pas marcher sur la pelouse enneigée. Je n'ai donc pas grand chose de nouveau à vous montrer. 
Et c'est peut-être le moment de vous faire découvrir une opération qui a été effectuée en mai dernier dans notre jardin. Il faut dire qu'il y a tant de petits évènements à cette époque là que je n'ai pas eu l'opportunité de glisser un billet à ce sujet.

Mais de quoi s'agit-il donc ? ...

Et bien je vais vous parler aujourd'hui  de la "taille raisonnée". Une taille douce qui intervient sans mutilation et préserve la forme naturelle de l'arbre. Tout autre chose que ce que j'appelle "le massacre à la tronçonneuse" !

Il convient de s'adresser à un grimpeur-élagueur, respectueux de la charte, qui pratique cette fameuse taille raisonnée. Car savoir grimper ne veut pas dire savoir tailler !

On rencontre encore fréquemment des jardiniers peu renseignés (on ne peut pas tout connaître...), ou de pseudo-spécialistes (et là c'est plus gênant...), qui pensent régénérer les arbres en les coupant de façon drastique, ne laissant que quelques branches qui semblent implorer en vain de ciel. La méthode est à fuir ! 

Mais, me direz-vous,  que viennent faire les écureuils dans le titre de mon billet ? Et bien vous allez comprendre en regardant ces quelques photos prises en mai dernier lors de l'intervention des grimpeurs puis en automne, à la chute des feuilles. Habituellement je fais réaliser ces travaux en hiver, mais avec tous les ennuis consécutifs à ma chute, j'avais un peu laissé ces choses-là de côté.

Regardez le charme : le houppier est très dense... trop. Et les branches horizontales se sont beaucoup allongées depuis la dernière intervention. Elles s'approchent du toit de la maison.
Avant d'intervenir, il y a une longue phase d'observation au sol. Puis les grimpeurs lancent des cordes dans les branches, les assurent,  s'équipent de leur harnais, d'un casque et partent à l'assaut de la ramure.
Regardez attentivement pour découvrir les petits points de couleur dans le vert des feuilles.





Une fois que l'arbre est nettoyé, on ne doit pas voir le passage de la tronçonneuse. Le houppier est seulement éclairci. Observez le résultat sur  l'arbre en automne :




 Le charme a gardé... tout son charme   euh... sa forme naturelle !

Cette intervention a un coût mais les arbres n'en vieillissent que mieux.

Avant de vous quitter :  j'ai réussi (c'est une façon de parler vu la médiocre qualité de la photo) à capturer un pic-vert ce matin. Il faut dire que j'ai fait vite avant qu'il ne s'aperçoive de ma présence. Dès que l'objectif bouge, pffft il s'envole...



J'ai vu également  passer un geai et un pic-épeiche . Mais je n'avais pas d'APN sous la main. Ils ne m'ont pas attendue !