Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



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jeudi 7 juillet 2011

Eté fleuri... hémérocalles, mais encore ?

Depuis le billet consacré aux premières hémérocalles fleuries au jardin , de nouvelles floraisons sont entrées en scène...

L'hémérocalle "Quinn Buck" ici sur un coussin de géranium vivace. Ce dernier est une hybridation qui s'est faite au jardin. Mais entre quoi et quoi ?...  La fleur d'un rose soutenu lumineux, n'est pas très grande. Ce géranium est assez compact et fleurit tout l'été. Depuis deux ans je l'ai multiplié et il est bien stable.

Quinn Buck - Peck 1976

Hémérocalle Alaqua
 








"Alaqua" n'est pas des plus prolifiques chez moi. J'apprécie d'autant plus sa floraison !




Mais cette année, est-ce la sécheresse ? Les premières fleurs avaient un coeur rouge bordeau...
Les fleurs suivantes ont repris l'aspect habituel d'Alaqua.


Premières fleurs : peu ou pas de liseré et un coeur différent...


Voici "Prague Spring", un "spider" (traduisez "araignée") aux pétales d'un joli rose chair et coeur chartreuse.

Hémérocalle Prague Spring - Lambert 1988

Ci-dessous, "Summer Wine" : une hémérocalle des plus prolifiques, achetée au regretté Paul Bédérède.

Hémérocalle "Summer Wine" - Wild 1977




Un pied introduit au jardin il y a 10 ans produit maintenant de généreuses bordures...


















En même temps, le massif qui se trouve en face du potager voit s'épanouir les fleurs échevelées de la marguerite "Old Court", les têtes ébouriffées des monardes et les grandes corolles de l'échinacea "Sunrise".



Dans le sous bois, les hémérocalles traversent l'été sans remarquer la sécheresse. Peut-être ont-elles fleuri un peu plus tôt cette année...



Un autre massif à mi-ombre, celui du cercidiphyllum... Une recette facile : hostas, graminées, heuchères, saxifrages, ou alchémilles. Au premier plan : hosta "Cherry Berry" au feuillage panaché vert clair/ blanc et aux pétioles rouges.



L'heucherella "Sweat Tea", plantée à l'automne dernier  tient ses promesses. Son feuillage varie selon la luminosité. Elle est ici en compagnie des Hostas "August Moon" et "Mamma Mia", Geranium "Blue Sunrise" et Lysimachia nummularia.



Je terminerai sur une note gourmande : les tomates produiront d'ici quelques semaines de beaux fruits qui accompagneront nos menus d'été en famille. Quant aux fleurs de bourrache et de soucis, elles viendront décorer les salades.



samedi 18 juin 2011

Le potager... tout beau, tout bon !

Je ne vous ai pas encore parlé de mon coin "potager" ! Alors, pour changer un peu...
Au printemps 2007, j'ai décidé de créer un petit potager. Nous avions un assez grand jardin et pas une salade à nous mettre sous la dent, ça n'allait pas... Je ne voulais pas quelquechose d'immmense non, juste un coin avec quelques légumes bien frais pour les mois d'été passés en famille.
Sous un soleil de plomb, j'ai commencé à enlever le gazon et j'ai bêché un premier carré. Je ne pouvais pas faire plus : j'avais l'impression d'enfoncer ma bêche dans du béton ! Cette année là nous avons récolté des tomates, des salades, des oignons blancs ou rouges. L'année suivante j'ai doublé la surface. 
Entre temps mon mari avait aménagé une sorte de restanque sur le talus surplombant le jardin. C'est donc là que j'ai déménagé les groseillers et les cassissiers et là aussi que je sème les légumes encombrants : courgettes (les rondes, de Nice) et potimarrons (bien meilleurs que les potirons).

Voici une vue depuis le jardin "du dessus"... les légumes sont bien développés mais les annuelles semées ce printemps ne fleuriront que d'ici quelques semaines.


Une petite barrière a été installée pour matérialiser ce potager. Le rosier "Pirontina" y grimpe en compagnie de la clématite "Hagley Hybride".

Pirontina (Pironti - 1975)

Plus loin, c'est "Rosa Chinensis mutabilis" qui côtoie la barrière, lasurée dans un ton doux qui s'accorde avec la couleur des roses.


Rosa Chinensis mutabilis

Une mûre sans épine et un houblon ont vite colonisé les murs. Récemment nous avons ajouté une vigne.



Les tomates se portent bien ; cette année il faisait tellement chaud que je n'ai pas pulvérisé de bouillie bordelaise. Par contre j'ai mis une grosse poignée d'orties hachées au fond des trous de plantation. Et je plante des tagètes à proximité pour éloigner les insectes.

Les tuteurs en bois de mon ancien jardin étaient en bien mauvais état et nous en avons fait des allume-feu. En guise de tuteurs pour les tomates, j'utilise maintenant des tuyaux de cuivre. Je les avais repérés dans le matériel de mon mari,  (de trop petite section pour l'alimentation en eau,  m'a t'il dit...).  Comme je suis parfois distraite, je les ai chapeautés avec de petits pots en terre cuite, afin de me protéger les yeux.


Je n'utilise pas d'engrais ; je me contente d'épandre du compost grossier avant le bêchage. En fin de saison je conserve les tagètes défleuries, les pieds de haricots,  pour les enfouir également.

Le sol est acide ici et j'ai tout un coin envahi par la prêle. Je la récolte pour les purins. De même que la consoude plantée au potager. Les orties sont à disposition à deux pas, dans les champs environnants.








Le printemps chaud a favorisé la croissance des haricots qui commencent à fleurir.
Les oignons sont des oignons rouges pour les salades d'été.









En plus des tagètes au pied des tomates, je sème des capucines : bien que je ne me souvienne pas avoir eu des pucerons, c'est sur les capucines qu'ils iraient s'installer en priorité. Autrefois, je semais des fèves qui avaient la même utilité. Mais les fèves, c'est bien encombrant... et les capucines c'est joli dans les salades et les graines peuvent être utilisées comme les câpres. Je conserve également les semis naturels de fleurs : soucis, bourrache, cosmos sulfureus...

Et puis dans mes potagers successifs j'ai toujours semé des oeillets de poètes. Souvenirs d'enfance, dans le jardin de ma grand-mère maternelle...







Ces oeillets de poète, ou bouquets parfaits comme les appelait ma grand-mère, attirent de bien jolis visiteurs.
















Le 2 juillet prochain je participerai à l'opération "Entrez dans mon jardin naturellement", dans le cadre de la Charte régionale "Jardiner, naturellement !". Mais je vous en reparlerai bientôt.