Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



vendredi 14 janvier 2011

Ecureuil roux, écureuil noir...






 
Les activités au jardin n'ont toujours pas repris. J'ai quand même fait un petit tour hier, sous le crachin. Le nettoyage n'a pas été terminé en automne car j'ai été prise de vitesse par la neige. Il ne me reste qu'à patienter. Et en attendant des jours meilleurs, nous avons donc tout le loisir d'observer les écureuils qui vivent sur la propriété. 
Ce ne sont pas des hôtes de passage ; ils ont leurs petites habitudes et  chaque matin, à l'ouverture des volets, ils déboulent en direction de la maison.






 De notre côté, nous les approvisionnons en noix au cours de la mauvaise saison. Une partie est consommée sur place (il y a des coques vides un peu partout !) et le reste est stocké à droite ou à gauche dans le jardin ou dans la colline.
                                                                                 
En voici un qui me regarde préparer mon APN. Il en oublie d'emporter ses noix !





Cet écureuil roux veut attirer notre attention car nous n'avons pas encore eu le temps de renouveler les provisions...
Quoique j'ai quand même l'impression qu'il prend la pose sur l'appui de la fenêtre !






Ces deux photos ne sont pas bien fameuses : j'ai juste eu le temps de saisir un petit compact qui était à ma portée.












Nous avons des écureuils roux, mais aussi des écureuils noirs. D'après nos observations, les noirs tendent à supplanter les roux.


Ecureuil noir
 










Ecureuil roux






Les écureuils semblent jouer un rôle important dans l'écosystème : ils disséminent les graines qu'ils enterrent et souvent les oublient. Ces graines se mettent donc à germer. Ils participent également à la dissémination des spores des champignons qu'ils consomment. Chez moi, je retrouve fréquemment des noix germées. Et je me dépêche de les arracher (en grandissant les noyers développent un pivot et deviennent difficiles à déterrer) car nous aurions vite fait de nous retrouver au beau milieu d'une noyeraie ! 

Avec l'arrivée des beaux jours, nos petits amis se mettront à grignoter les bourgeons des pins et des sapins. Nous retrouverons alors des débris un peu partout sur le sol de la pinède. Et ce n'est pas facile à nettoyer !Cependant, nous nous efforçons de préserver cette population car elle diminue un peu partout. Les écureuils doivent en effet affronter leurs prédateurs : martre, renard, rapaces diurnes ou nocturnes (les chouettes notamment...) mais aussi le danger des véhicules. Les femelles ont deux portées par an, mais le taux de mortalité est de 70 % avant un an ! Quant à l'espérance de vie d'un écureuil, elle ne dépasse pas les 3/4 ans.

Et pour terminer ce billet, voici une anecdote (peut-être la connaissez-vous ?) : Nicolas Fouquet, Intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un écureuil (un "fouquet" en patois), accompagné de la devise "quo non ascendet ?" (jusqu'où ne montera-t'il pas ?). Le Roi Soleil fut irrité par cette devise qui aura probablement eu sa part dans la disgrâce de Fouquet.


lundi 3 janvier 2011

Magie du givre


La neige n'a pas totalement disparu et voici que le froid s'installe à nouveau. Vaporeux et presque immatériels sous le givre, les végétaux apportent une ambiance quelque peu onirique au jardin et aux champs environnants.


La présence de la rocaille est renforcée...












Les trembles n'ont jamais si bien porté leur nom...

Magie du givre...

qui ourle de blanc lonicera et berberis...


révèle le graphisme des sempervivum...

met en valeur les graminées échevelées...



et nimbe de douceur les champs au pied de la Dame Blanche...




samedi 1 janvier 2011

2011... 2011... 2011...


Déjà la décennie de ce nouveau siècle se termine !
Pour moi ce sont dix années d'aventures jardinières, car la création des Pins Noirs a véritablement commencé à l'aube de ce nouveau millénaire. C'est en regardant les photos du début du jardin et les modestes plantations d'alors, que je remarque le chemin parcouru.
Il y a quelques mois seulement, je décidai  de créer un blog consacré au jardin et l'année qui vient de s'écouler a été pour moi riche en rencontres ; des amitiés se sont nouées. Je ne regrette pas cette nouvelle aventure !

Jardinières, jardiniers ou simplement amis des jardins, à vous tous qui passez virtuellement aux Pins Noirs, je tiens à souhaiter une très belle année 2011 pleine de satisfactions de toutes sortes... et bien sûr avec un jardin en pleine forme, sans pucerons, sans maladies et sans grêle ! 




Devecey, les collines de la Dame Blanche


vendredi 24 décembre 2010

Y aura t'il de la neige à Noël ?



Ami (e)s qui me faites l'amitié de visiter régulièrement mon blog,  
mais aussi visiteurs de passage,

Je vous souhaite une très belle fête de Noël !



mardi 21 décembre 2010

Pseudotsuga menziensii ou sapin de Douglas



Ami(e)s des jardins, qui me faites l'amitié de venir sur ce blog, vous n'avez pas trouvé la bonne réponse à ma question !

Le cône présenté dans le précédent billet est celui du Pseudotsuga menziensii,  communément appelé "Pin d'Oregon" , "Sapin de Douglas" ou plus simplement "Douglas".




Sur ce cliché, on distingue nettement les bractées saillantes, appliquées contre les écailles et terminées par un trident (trois pointes dont la médiane est plus longue que les latérales). C'est à ce détail que l'on reconnaît le cône du Douglas.
L'arbre se reconnaît également à ses aiguilles minces, souples, arquées, pointues et rétrécies à la base.



Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le Douglas n'est ni un pin, ni un sapin (genre Abies). Mais il se rapproche des pseudotsuga. Il est originaire de l' Amérique du Nord. Sa croissance est spectaculaire puisqu'il peut dépasser les 50 m pour plusieurs mètres de diamètre. Quant à sa durée de vie, elle est de 4 à 500 ans, voire plus !

Pseudotsuga menziensii  a été découvert en 1793 par par Archibald Menzies. Mais ce n'est qu'en 1842 qu'il a été introduit en Europe par David Douglas.

Mais je vais vous faire un aveu : si je suis documentée sur le Douglas et ses cônes à l'aspect si particulier, c'est que cet arbre est présent aux Pins Noirs, en plusieurs exemplaires de taille imposante, c'est-à-dire de plus de 30 mètres de haut !


 

Les Douglas du jardin se trouvent (heureusement !) en limite de propriété et groupés avec ceux de la propriété voisine car ils faisaient autrefois partie d'un seul et même ensemble.

A notre arrivée aux Pins Noirs, nous en avons fait abattre treize dont certains poussaient à quelques mètres de la maison ! L'opération est assez spectaculaire. Le bûcheron, équipé de crampons spéciaux, grimpe le long du tronc et  accroche un filin dans la cîme de l'arbre. Puis les tronçonneuses entrent en action, tandis que le filin est tiré par les engins tous terrains afin d'éviter la chute de l'arbre dans une mauvaise direction. 

On aperçoit le filin orange qui court le long du tronc.
La maison était littéralement cernée par les Douglas, de taille déjà impressionnante.
Une semaine de travail à plein temps pour quatre bûcherons

Quand je revois ces photos, je me dis que bien du chemin a été parcouru  dans la réalisation du jardin.