Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



vendredi 15 juin 2012

Quelques rosiers anciens et un moderne...



En ce milieu de semaine, quelques rayons de soleil ont réchauffé le jardin. Toute l'eau de ces derniers jours n'a pas épargné les rosiers ; j'ai dû faire un sérieux nettoyage encore aujourd'hui. 

Je ne ferai pas dans l'originalité en vous montrant quelques roses du jardin . Je vais essayer de vous présenter quelques variétés un peu moins courantes. Quoiqu'il est assez difficile de contenter les amateurs ...

Waterloo de Louis Lens. Planté au printemps 2011, il va son petit bonhomme de chemin. Il est bien sain, très remontant.



Kathleen Harrop : une obtention de Dickson de 1919. Ce bourbon est un sport de Zephirine Drouin. 



Je l'ai installé sur les conseils de Fabien Ducher alors que je cherchais un rosier inerme acceptant la mi-ombre. J'ai lu quelque part que c'était une "bête à soucis", pour jardinier courageux. Je ne vois pas pourquoi car chez moi, il se porte tout à fait bien et sans soin particulier.


Le Havre - Un Hybride remontant - Eudes 1871. Un solide rosier, bien remontant lui aussi.




Aloha de Boemer et Perkins 1949. En raison de leur faible rusticité, j'évite les Hybrides de Thé à l'exception de Aloha et de Général Schablikine, ce dernier m'ayant été offert. Je conduis Aloha en arbuste, pas en grimpant.



Quant au Général Schablikine, une obtention Nabonnand de 1876,   il a été l'un des premiers à fleurir et a déjà terminé sa prestation. Il est tout jeune encore. Le voici photographié il y a quelques semaines :




Magna Charta - Un hybride remontant de Paul Croix 1876. 




La rose de Rescht - un rosier de Damas/Portland très parfumé. Il accepte la mi-ombre. S'il a trop chaud, il remonte peu.C'est le cas chez moi.



Le rosier Salet de Lacharme -1851. Un moussu qui par conséquent est bien parfumé. Il est vraiment très remontant.



Madame Félicité Hardy - Hardy 1838. Un rosier de Damas qui ne remonte pas, mais il est tellement beau... On ne peut pas tout avoir.  On  reconnaît cette rose à son petit oeil vert. Le rosier est installé à mi-ombre, situation qui lui convient bien.  



Et aussi Grootendorst - un Hybride de Rugosa de 1918. Je raffole de ces fleurs frangées en forme d' oeillets. Comme tous les rugosa, il  pousse partout !




Et puis ce vieux moussu, qui m'a été offert par une amie qui l'avait depuis toujours dans son jardin familial. Il est superbe. Dommage qu'il ne remonte pas !





Après la présentation de ces quelques anciens, je ne vais pas entretenir la guerre des roses mais je vais parler d'un moderne, de celui qu'on trouve partout et dont je ne raffole pas : je le trouve fade, avec le bord des pétales un peu trop fluo. En hybridant Kalinka x Haendel et Danse des Sylphes, Meilland a obtenu ... l'incontournable Pierre de Ronsard.  Alors me direz-vous, pourquoi le photographier ? Et bien c'est uniquement à cause du Deutzia gracilis qui pousse tout à côté. C'est peut-être commun le Deutzia, mais je l'apprécie car il est sans souci et fleurit longtemps.







Et c'est l'occasion de mettre en valeur la Clématite "Niobe" qui refait surface alors qu'elle avait disparu à la fin de l'hiver.










Pierre de Ronsard... voilà un rosier qui a fait bien des caprices dans ses débuts. Il est vrai qu'il n'est arrivé ici que pour "boucher un trou" à un moment où, la saison s'avançant, on ne trouvait plus que lui en conteneur. Bref, c'est peut-être la raison de sa mauvaise volonté. Il devait sentir que ce n'était pas le coup de coeur ! Mais maintenant il prospèe, il est en bonne santé, alors je ne vais quand même pas l'enlever... Et puis, il n'y a que moi ici qui ne l'aime pas trop.
L'an prochain je planterai un rosier au coloris un peu plus tonique à son pied.


 Je ne sais pas si j'aurai le temps de rédiger un autre billet d'ici la fin de la semaine. Alors, je vous souhaite dès à présent un bon week-end.





mercredi 13 juin 2012

Neillia affinis ou la simplicité raffinée




Vous recherchez un arbuste, tout simple, facile et gracieux ? J'en connais un :  le Neillia affinis ! Il sera aujourd'hui l'objet d'un petit coup de projecteur.


Il existe une dizaine de variétés de Neillia mais je n’ai trouvé que celui-là dans la jardinerie la plus proche, un peu par hasard il faut bien le dire. Je l’ai installé en bordure de pinède où je retrouve sa floraison chaque année en fin de printemps. Le reste du temps… je l’oublie un peu à l’emplacement que je lui ai choisi ; ce qui devrait me décider à le bouturer ou à le marcotter pour en profiter dans un autre endroit du jardin.





C’est un arbuste peu exigeant,  pour jardinier paresseux ou très occupé  (moi je suis de la deuxième catégorie !) Voici quelques renseignements si vous ne le connaissez pas :

Neillia affinis est originaire de l’Ouest de la Chine, de l’Himalaya, du Tibet où il pousse sur les rives rocailleuses des cours d’eau. Cet arbuste pourra atteindre 2 mètres en tous sens (chez moi il se tient à 1 m 50 à peine). On le plantera donc en terre ordinaire, humifère et drainante. Il supporte un peu de calcaire et résiste à – 20° C (on s’en douterait au vu de ses origines).
Ce caduc possède des feuilles dentées sur des tiges ramifiées en zig-zag et fleurit en grappes de petites fleurs roses en Mai/Juin.
Exposition : soleil ou mi-ombre. Pas de maladies, il demande juste un nettoyage des branches sèches au printemps.



Dans mon jardin, il a été installé plein Sud en sol rocailleux, très sec, sous les pins. Dans ses débuts, j’ai protégé son pied de la sécheresse par un épais paillis. Maintenant qu’il a trouvé ses repères, il supporte parfaitement les conditions que je lui ai imposées, sans soin particulier. Et une fois la floraison passée il reste intéressant grâce à son  feuillage léger et gracieux.







lundi 11 juin 2012

Hydrangea anomala petiolaris



Comme je vous l'annonçais dans le précédent billet, j'ai l'intention de vous présenter deux ou trois arbustes de saison. Je commencerai par l'un d'eux, que j'apprécie tout particulièrement.
Et si je vous le présente aujourd’hui c’est qu'il a encore tenu la vedette à l'occasion des Rendez-vous aux jardins : invariablement, dans chaque groupe de visiteurs, il s’est trouvé une personne pour me demander en fin de visite : « et sur la façade, qu’est-ce que c’est ? » …
Alors, le reconnaissez- vous ?





Oui, il s’agit bien de l’Hydrangea anomala petiolaris. Et quand je dis arbuste, il s’agit en fait d’un Hydrangea grimpant. 





L’Hydrangea petiolaris est originaire de l’ile Russe Sakhaline, de Corée et du Japon. Il  a été découvert en 1865 et le premier exemplaire a été introduit en 1878 à Kew Gardens, près de Londres. Sa floraison, de fin Mai à début Juillet, est composée de corymbes aplatis de 15 à 25 cm de diamètre. Le centre est composé de fleurs fertiles, et entouré de fleurs stériles.
L’Hydrangea petiolaris se contente d’une terre neutre et tolère même un peu de calcaire. Ses racines sont superficielles et il convient de ne pas travailler le sol à son pied. La multiplication se fera par bouture ou par marcottage.
Si vous souhaitez l’introduire chez vous, ne perdez pas de vue qu’il a besoin d’une exposition Nord pour prospérer convenablement. Vous pourrez également le faire grimper dans un vieil arbre ou le laisser courir sur le sol.
Dans les premiers temps de la plantation, il est un peu lent à s’installer. Mais une fois qu’il aura trouvé ses repères, il se développera rapidement en s’accrochant au mur sans le détériorer (si le mur est sain bien entendu ).




Cet arbuste a aussi quelque attrait pour les oiseaux : une merlette s’est installée bien confortablement au dessus de la porte du garage pour y couver une nichée de trois oisillons. Je les ai photographiés depuis la fenêtre de la salle à manger qui se trouve juste au dessus du nid ! 

La merlette impassible malgré nos allées et venues...

On est un peu à l'étroit !
















Il suffit d'agiter une feuille de l'Hydrangea pour que le bec s'ouvre. 




















Bon début de semaine à toutes et à tous et à bientôt !



jeudi 7 juin 2012

Atmosphère...




Avec toutes ces averses, le nettoyage des rosiers va bon train. Hier aussi j’ai commencé la taille des arbustes à floraison printanière de la haie qui se trouve en bas du jardin, tout contre la forêt. Et aujourd’hui, j’ai fait relâche… 

J'ai choisi de vous présenter dans ce billet non pas des roses (elles ne sont pas toutes épanouies) ni seulement quelques détails des floraisons mais des photos du jardin en plan large.
Je commence par les parties que je qualifierai de sauvages. 

Dans le bas de la forêt, de gros buissons de Sambucus nigra fleurissent en ce moment et embaument le jardin. Le week-end dernier les visiteurs se demandaient d'où provenait ce parfum. Vous voyez sur la gauche le bout du massif du Cercidiphyllum, puis sur la droite la haie qui sépare le jardin de la forêt.





A l’opposé, tout au-dessus dans la pinède, les genêts fleurissent et diffusent également leurs senteurs. Ils ont pris le relais des Kerrias un peu plus en arrière et qui refleurissent légèrement. Mon mari aime les genêts. Mais il faut avouer que ces arbustes ne sont guère attrayants après la floraison. Alors pour lui faire plaisir, dans les débuts du jardin, j'ai fait un semis dans la pinède.On les voit au loin et leur parfum parvient jusqu'à nous. Mais une fois défleuris et taillés, ils se font oublier. Et tout le monde est content !



Et voici maintenant quelques vues des parties un peu  plus apprêtées, si l'on peut dire.

Côté potager, vers le sous-bois…




Au premier plan à droite, le Stachyurus "Joy for Ever".

Sur la droite le Liquidambar "Manon" au feuillage panaché. Il se développe difficilement. Renseignements pris, il boude également dans d'autres jardins...

Tout au fond, le Cornus kousa chinensis est en fleurs.

Hostas, Hydrangeas, Hémérocalles ou Astilbes peuplent ces massifs.

Quand on revient du potager, en passant sous le petit tunnel de roses et de chèvrefeuille :




A droite de l'arceau, j'ai commencé à réaliser un massif pour séparer en deux cette partie du jardin. Il reste un petit bout à planter en automne. Si je n'avais pas fait cette mauvaise chute, ce serait maintenant terminé !




Les deux chaises de gauche ont été chinées dans une brocante l'année dernière, poncées par mon fils, et peintes par la jardinière qui lâche plus souvent qu'à son tour la bêche pour empoigner un pinceau. 
Tout cela à l'insu de mon mari qui trouve que "ça commence à bien encombrer le sous-sol en hiver" !

A propos des grands arceaux installés l'année dernière : 
 
Le premier, près de la grande rocaille, voit le rosier "Waterloo" et son vis-à-vis "Leverkusen", couvrir progressivement la structure. Ces deux rosiers et le massif à leur pied ont été plantés au printemps 2011.




Le second, que vous avez vu plus haut, a été  installé en automne. Il supporte le rosier "Madame Isaac Pereire" qui semble se plaire à cet emplacement demi-ombragé. Son voisin « Pink Ghislaine de Féligonde » ne devrait pas tarder à fleurir. Au pied de ces rosiers, deux Hydrangeas paniculata et l'Hosta "Queen of the Seas". Je n'ai pas encore véritablement défini les plantations qui viendront compléter le massif.


Non loin de là, dans un recoin en contrebas de la terrasse Ouest …
Un rayon de soleil couchant éclaire la scène :  rosier « Madame Félicité Hardy », Ancolies « Yellow Queen » et Campanules blanches, en harmonie avec le feuillage du Sambucus « Madonna » .





Au pied du Liquidambar styraciflua, une déclinaison de pourpre, rose, saumon…



 
Un plan rapproché tout de même sur les Pavots qui ne tiendront pas la vedette bien longtemps. 


Papaver « Prinz Viktoria Luise"


                                           Papaver «Helen Elisabeth »



La fontaine de granit chante près de l’Acer «Phoenix » : quelques Acer Japonais sont plantés dans les environs de la terrasse Est dont le sol est recouvert de galets concassés du Doubs. 



Dans les prochains billets, il y aura probablement un focus sur un ou deux arbustes que je trouve intéressants. N'insistez pas, je n'en parlerai pas aujourd'hui !



lundi 4 juin 2012

Les rendez-vous aux jardins 2012 sont passés...




Les Rendez-vous aux jardins sont terminés. Deux journées bien remplies : dès le samedi matin, flêchage dans le village, préparation du stand d'accueil... Mari et fils ont participé à ces préparatifs. Et mon fils cadet a eu la gentillesse de prendre quelques photos.

Un petit bouquet accueille les visiteurs :





Cette manifestation a débuté sous un soleil resplendissant. Et comme toujours lorsqu’il fait beau, les visiteurs se sont pressés nombreux à l’ouverture du jardin. Certains reviennent fidèlement chaque année et suivent son évolution :



Lunettes de soleil, chapeaux et casquettes... la chaleur est estivale.

Un petit coup d'oeil au potager en passant, avant de rejoindre l'ombre bienfaisante du sous-bois…



Les Hostas attirent toujours le regard des visiteurs qui se pressent devant les massifs...


Il fait si chaud, l'endroit est si paisible que l'on s'attarde en petits groupes dans le bas du jardin


C'est dans la pinède... que se termine toujours la visite ; on reste encore un peu, on prend rendez-vous pour la 11ème édition... et vite la jardinière redescend au jardin pour accueillir les nouveaux arrivants.


Je viens de vous parler de samedi.  Mais la nuit qui a suivi n'a pas été sereine : des hypothétiques orages de grêles étaient annoncés et comme d'habitude, j'imaginais déjà les dégâts ! En fait, il n'y a eu que de l'eau ! Enfin... des trombes d’eau qui se sont abattues sur les environs ce qui  n’a pas encouragé les promeneurs ! Car pour la Fête des Mères on vient souvent en famille. Et c'est en groupes clairsemés de deux, trois voire quatre personnes, en veste de pluie, bottes et sous un parapluie que les courageux amateurs de jardin sont venus à notre rencontre. Mon fils a d’ailleurs renoncé à faire des photos tant il pleuvait !

Une fois la journée terminée, j'ai fait un petit tour dans le jardin désert : avec toute cette eau, les roses s'abîment à grande vitesse. Alors, vite un petit cliché de  "Madame Félicité Hardy" dont nous ne profiterons pas longtemps et qui ne refleurira pas cette année...




"Madame Félicité Hardy" est un rosier Damascena obtenu en 1832 par Hardy.  La fleur est blanche, avec un petit oeil vert. Ce rosier ne remonte pas et je précise qu'il accepte la mi-ombre...

Il y a toujours une petite période de stress dans les jours qui précèdent l'ouverture du jardin , mais ces "Rendez-vous aux jardins" sont toujours pour moi des moments de rencontres avec des amis des jardins, néophytes ou experts, auprès desquels les échanges sont toujours enrichissants.  Des amitiés se sont d'ailleurs nouées autour de ces Rendez-vous... et c'est là une belle récompense pour moi et pour mon entourage.