Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



lundi 25 juin 2012

Holodiscus discolor et Cie...


Holodiscus discolor... je n'avais jamais entendu parler de cet arbuste jusqu'au jour où je l'ai croisé sur le stand d'une fête des plantes.
Il est donc arrivé au printemps 2011. Jeune encore, il n'a pas fleuri. Jusque là rien d'anormal. Mais voilà qu'en fin d'été, l'arbuste se met à sécher. Restait tout juste une branche maigrelette. Je sors mon sécateur... et je me ravise... 
Là-dessus l'automne arrive, je dégringole dans les escaliers et j'abandonne le jardin. Et que vois-je ressortir au printemps ? mon Holodiscus discolor tout fringant, bien vert et même commençant à drageonner ! Je n'en suis pas encore revenue !
Voici sa première floraison. Je trouve qu'il aurait été dommage de le voir disparaître.



Quelques renseignements sur cet arbuste :

L'Holodiscus discolor est un arbuste de la famille des Rosacées qui atteindra une hauteur de 3 à 5 mètres. Sa pousse est rapide. Les feuilles vertes sont alternées, lobées. En Juin, il a une intéressante floraison en panicules blanc/crème, agréablement parfumée. l'Holodiscus discolor apprécie les sols drainés, riches et frais. Il pousse au soleil ou à mi-ombre.
J'ajouterai qu'il est originaire de l'Ouest de l'Amérique du Nord où on le nomme "Creambush oceanspray" ou encore "Rockspirea". Il semblerait qu'on le trouve là-bas dans des endroits parfois arides, même près des conifères.


Une piste à explorer aux Pins Noirs !

Quelques photos pour compléter ce billet :

La campanule takesimana "Elisabeth" qui semblait avoir disparu et qui réapparaît non loin de l'Holodiscus :



Les classiques Lys de la Madone qui commencent à prospérer (un bulbe, un seul,  a été planté il y a quelques années)



La première vraie floraison chez moi du rosier Pink Ghislaine de Feligonde. C'est Ghislaine, mais en rose ! Une obtention de 2007 de Ducher/David.



Les fleurs en gros plan ne représentent qu'elles même. Alors pour avoir une petite idée de l'atmosphère du jardin en ce moment,  voici une vue côté Est du jardin :


Un peu à l'écart : le rosier Ben Cant se remet de ses émotions : il vient de jouer les chaises musicales au printemps et a été taillé très court ! Il est accompagné par le Geranium "Patricia".



 Je terminerai ce court billet avec la rose panachée "Ferdinand Pichard", une obtention Tanne de 1921 :




Je vous souhaite de bien démarrer la semaine !


vendredi 22 juin 2012

Hydrangea serrata Veerle - Campanula "Kent Bell"


J'aurais pu tout aussi bien titrer "La vie en Bleu"...

Alors que certaines plantes ont eu bien du mal à refaire surface, il semble que le dernier hiver n'a pas perturbé les Hydrangeas du jardin. Bien au contraire : ils promettent dans l'ensemble de généreuses floraisons, plus précoces qu'habituellement.
Je commencerai le début de la série par le petit dernier : 

Hydrangea serrata "Veerle"

adopté sans hésitation, tant était contagieux l'enthousiasme de mon interlocutrice qui me vantait ses qualités. L'arbuste est encore jeune et fleurit pour la première fois.

Le 10 juin (déjà !), je suis attirée par le début d'une floraison bien prometteuse d'un bleu-violet intense qui éclaire ce coin à mi-ombre :

























Nous le découvrons aujourd'hui:






















Une merveille... je vous l'assure !

Le Mahonia "Charity" ayant définitivement succombé lors du dernier hiver, il y avait un trou à droite de l'Hydrangea quercifolia "Snow Queen". Voilà l'emplacement tout trouvé pour Veerle que j'ai accompagné de feuillages dorés : Hakonechloa dont quelques rhizomes ont été prélevés sur le pourtour du pied-mère et

Hosta "Dancinq Queen". Ce dernier est un semi de Split Personnality. Il atteindra une hauteur de 45 cm. Sa feuille au bord ondulé est d'un jaune bien lumineux. Il fleurit mauve.  

Ce Hosta est arrivé au printemps. Je l'ai tuteuré pour lui laisser le temps de s'installer convenablement.


Quelques précisions maintenant sur Hydrangea serrata "Veerle" :

"Veerle" est une sélection de l'Hydrangea Yezohensis, en plus foncé. Sa floraison est précoce (il le prouve ici). Il a, de plus, un beau feuillage d'automne. Sa taille tourne autour des 1 m 50. Il pousse à toutes expositions, sauf en plein soleil.


Avant de vous présenter mes Campanula "Kent Bell" et pour rester dans la même tonalité... voici en passant :

Geranium pratense "Mrs Kendall Clark" et Clematis H.F. Young. Avec une intruse sur la gauche : la fleur du géranium "Nimbus".


Je dis toujours que le geranium "Nimbus est mal nommé. Et pour cause ; regardez ! il escalade littéralement la Spirea "Golden Princess" :



Et nous en arrivons à la Campanula"Kent Bell" annoncée dans le titre de mon message :





Une vivace à la belle prestance, dont la floraison dure longtemps.

"Kent Bell" est issue d'un croisement entre la C. latifolia et la C. punctata. 
D'une hauteur d'environ 60 cm, elle se développe rapidement et s'étend grâce à ses racines drageonnantes. Elle a un port souple, très gracieux. La floraison a lieu entre juin et juillet, sous forme de clochettes de 6 cm, bleu violet. 
On cultivera cette campanule en plein soleil, en terre légère, pas trop riche pour éviter qu'elle ne grandisse trop et ne s'avachisse. Elle est parfaitement rustique. Annoncée à -15/-18° C elle accepte chez moi des températures plus basses, sans protection et en plein courant d'air.








Bonne fin de semaine à toutes et à tous !

mardi 19 juin 2012

Toutes les roses... ne sont pas roses !



Trois jours de grand soleil et voilà à nouveau la pluie. Entre temps j'ai repris le sécateur pour nettoyer les rosiers. 
J'arrive dans une période qui sera plus calme : un peu de nettoyage des fleurs fanées, les inévitables tontes et à part une haie qui me reste à tailler, je vais pouvoir profiter du jardin et de mon environnement.
Dans un précédent billet, j'avais regroupé quelques photos de rosiers aux fleurs roses, plus ou moins nuancées, avec un peu de fleurs blanches quand même.

Et bien que les blogs croulent sous les roses en ce moment, je vais faire comme tout le monde et vous en montrer quelques-unes. Mais cette fois ce sera une déclinaison de tons saumonés, de jaune doux ou d'orange  en passant par l'ivoire ou le jaune chamoisé. Avec quelques vivaces bleues ou mauves pour les accompagner.



Voici Soirée de Bonheur à droite et son vis-à-vis, Phyllis Bide à gauche. Le premier arbore une teinte saumon et défleurit en rose pâle. Le second fleurit un peu dans les mêmes nuances, avec des tons changeant.



Phyllis Bide,  aux fleurs légères, ébouriffées, est l'un de mes rosiers préférés.


Phyllis Bide - Bide 1923 - Hybride de Polyantha





Le pavot somnifère... Ses graines sont arrivées de mon précédent jardin, parmi les boutures.












Ici Phyllis Bide est accompagné par Margot Koster aux petites roses toutes rondes, d'un bel orange bien vif. Ce dernier est un sport de Dick Koster.



Margot Koster - Koster - 1931 - Multiflora


















L'incontournable Ghislaine de Féligonde que j'ai dû tailler sévèrement tant il avait grandi.

G. de Féligonde - Turbat -1916- H. de Multiflora





Ghislaine de Féligonde grimpe sur la façade Est. C'est un rosier qui accepte la mi-ombre.







 










Clematite H.F. Young

Le moderne Elle de Meilland :

Elle - Meilland




Westerland, une obtention Kordes de 1969. Comme tous les Kordes, il est robuste. Il est aussi très parfumé.

Westerland - Kordes - 1969



Geranium pratense "Summer Skies"


















J'avais bouturé Buff Beauty dans un coin et je l'avais oublié ! Je l'ai retrouvé au printemps et je l'ai installé non loin du rosier Leverkusen. Il commence à grandir et à bien fleurir : là encore des roses aux tons changeants, jaune chamoisé pâlissant à la défloraison.

Buff Beauty - Bentall - 1939 - H. de Moschata
 
Malva sylvestris "Marina"



Jusqu'à présent, je n'étais pas très roses Anglaises. Simple hasard... Mais une amie qui devait se séparer de ses rosiers Anglais, me les a offerts l'année dernière. Je découvre donc des rosiers très sains, vigoureux et florifères, comme ce rosier  Teasing Georgia obtenu en 1998 par Austin. Une seule branche compose un beau bouquet.

Teasing Georgia- Austin - 1998


Clématite  "Prince Charles"

Je terminerai ce billet avec le rosier Veilchenblau, un grimpant aux petites fleurs lilas. Il est accompagné de ce côté de l'arche par le Chèvrefeuille "Haliana".  Cette arche se trouve à l'entrée du coin potager.

Veilchenblau - JC. Schmidt - 1908 - Multiflora


L'an dernier, j'avais consacré un billet à Phyllis Bide, Margot Koster et G.de Féligonde. Clic ICI  si vous souhaitez retrouver quelques renseignements sur le trio.


lundi 18 juin 2012

EcoQuartier : une balade riche d'enseignements...



Une fois n'est pas coutume, nous allons sortir du jardin pour aller nous promener. 

A Freiburg-im-Breisgau plus précisément :
Un déplacement dans cette ville du Bade-Wurtenberg avait été programmé samedi à l'invitation des élus de la commune. Nous souhaitions nous rendre compte sur place de ce qui peut être réalisé en matière d'urbanisme  avec une approche écologique et dans l'optique d'un développement durable.
Car le savez-vous ? Freiburg-im-Breisgau est une ville pionnière dans ce domaine puisqu'on y trouve le premier écoquartier du monde.
 
Tout d'abord, un bref historique. 
Le quartier Vauban abritait des casernes où stationnèrent entre autres les Forces Françaises stationnées en Allemagne (FFSA). Après le départ des troupes en août 1992, les locaux désaffectés abritèrent des marginaux.

En 1996 la Municipalité décida de réaliser une grande opération d'urbanisme d'un genre nouveau, avec la création de 2000 logements. Et ce, avec pour règles de base :
la mixité sociale,
un coût énergétique réduit au minimum,
des espaces verts où les traitements sont bannis et où la nature se développe librement,
des déplacements doux c'est-à-dire, sans voitures,
et par conséquent à proximité : commerces, médecins, écoles etc... A noter que depuis 2006, une ligne de tramways relie le quartier Vauban au Centre Ville.
 
Il fut décidé également que serait construit un ensemble de maisons à énergie positive c'est-à-dire produisant plus d'énergie qu'elles n'en consommeraient.  


Les casernes existantes furent reconverties : 
4 d'entre elles pour héberger les marginaux,
6 pour le logement d'étudiants,
1 en Maison de quartier et centre socio-culturel pour les Associations locales.

Si quelques investisseurs ont participé au projet (ils sont minoritaires), des "groupements de construction" virent le jour. Des groupements composés de personnes désireuses d'acquérir un logement dans un ensemble collectif en respectant les règles définies au départ. Les réunions des  futurs acquéreurs permirent de recenser les besoins des uns et des autres, avant de confier le  projet à un maître d'oeuvre.



Ceci brièvement expliqué, allons faire un tour dans cet écoquartier. Selon la formule consacrée "quelques photos, vaudront mieux qu'un long discours" ! Soyez indulgents : je n'avais pas mis mes lunettes...

Allez c'est parti ! Accompagnés par notre guide, très impliquée dans cette réalisation, et qui bien entendu habite l'écoquartier, nous entrons dans le quartier Vauban. Nous passons devant un bâtiment (sur la droite) dans lequel sont rangées les voitures (parking-silo). A noter si je me souviens bien, qu'il y a une voiture pour trois familles, ce qui est vraiment peu.


 Le parking-silo :





Pourquoi tout compliquer en traitant l'eau de pluie. Elle est canalisée et s'écoule dans des fossés. C'est simple et économique.




Les collectifs sont limités en hauteur afin que tous les logements puissent profiter du soleil.



 Sur la gauche, vous remarquerez les herbes folles laissées libres de s'installer...



Observez les toits : ils sont tous couverts de panneaux solaires qui les rendent quasiment autonomes en énergie. Notre guide nous a dit qu'elle chauffait son logement DEUX semaines par an !





Ici les panneaux sur les toits d'un immeuble de bureaux. A noter que la réalisation de cet écoquartier a permis la création de 600 emplois.









Ci-dessous,  des logements individuels : beaucoup de végétation, un peu plus bichonnée que dans les espaces collectifs. Toujours les panneaux solaires sur les toits et  les indispensables vélos...






Notre petit groupe déambule dans les rues de l'écoquartier. L'eau de pluie s'écoule dans les rigoles pavées avant de partir dans les fossés.





Les grands arbres ont été préservés. L'herbe n'est fauchée qu'une fois l'an il me semble...
Les habitants se sont véritablement approprié l'espace.









C'était samedi, les enfants n'étaient pas en classe : nous les avons vus, nombreux,  jouant sans contrainte dans un environnement sécurisé.

Ici des jeux simples, avec des morceaux de bois... les enfants courent pieds nus...



Certains se sont assis au milieu de la rue.
Sur la droite, on aperçoit les garages collectifs pour les vélos. Dans ces petites rues, il y a des vélos partout ! Pour les courses : on utilise au besoin une petite charrette !



Cette visite nous a apporté bien des enseignements.  Il est certain que pour une réalisation comme celle-ci, il faut une démarche volontaire des futurs acquéreurs : dans le quartier Vauban, 78 % de la population est Verte.
Voilà, je ne sais pas ce que vous en penserez, mais notre petit groupe a réellement été subjugué par l'ambiance qui règne dans cet endroit tout à fait original. Alors, si vous passez du côté de Freiburg-im-Breisgau, faites un petit détour. D'autant que la vieille ville ne manque pas d'attraits !