Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



jeudi 17 janvier 2013

Le club des cinq (1)




En cette période où le blanc est de mise un peu partout dans nos jardins, les explosions de couleurs dans les rétrospectives ne me tentent guère. Je ne suis pas prête mentalement ! J'aime suivre les saisons du jardin et je suis un peu moi aussi, en hibernation.

Je vous avouerai aussi que j'ai eu quelque hésitation avant d'apporter ma contribution à la grande saison du blanc, initiée par notre amie Marie-Claude  :  je publie habituellement mes billets en fonction de la saison et dans  quelques mois ces photos reviendront sur nos blogs.
Mais en fin de compte le blanc me convient. Cette non-couleur ne heurte pas ma rétine et s'accorde à l'ambiance du moment. Et puis,  il faut bien que je sorte un peu de ma rubrique ornithologique !

Alors, une fois n'est pas coutume,  pour notre amie, je participe !



 
Aux Pins Noirs, le printemps s'annonce avec une avalanche de meringue, des amas de chantilly, un peu partout dans le jardin ; les couleurs vives des pommiers à fleurs, des cytises sont adoucies par le blanc de nombreux arbustes. A une exception près, mon choix se porte donc aujourd'hui sur la floraison de ces derniers.

Amelanchier Canadensis, le premier arbuste fleuri  au printemps. Bien qu'éphémère, sa floraison est très  attendue :



Exochorda macrantha "The Bride"... un voile virginal :



Viburnum plicatum "Mariesii" : une  longue et abondante floraison et un port tabulaire qui la met en valeur



Rhododendron "Cunningham's white" : blanc devenant légèrement rosé


L'incontournable et solide Spirea "Van Houttei" :



Club des cinq euh... des six !  avec cette fois,  une vivace  : une ancolie blanche qui pousse au pied de certains des arbustes




La présentation en gros plan ne fait pas ressentir l'ambiance qui règne dans nos jardins. Voici donc une des scènes printanières dans l'un des massifs de la partie basse du jardin : 



Je m'aperçois, en regardant la photo, que je n'ai pas parlé des Cornus ! Selon les variétés, les floraisons s'étalent jusque en Juin. Nous aurons donc l'occasion d'y revenir.




mardi 15 janvier 2013

Le pic-vert ne craint pas les frimas



La neige est là ! Elle est tombée la nuit dernière et continue à tomber régulièrement ce soir encore. Cela me rassure : les végétaux du jardin, déjà bien avancés, seront protégés.

Je suis donc au chômage technique, selon l'expression en usage à la maison. Cela tombe bien (si l'on peut dire) : j'ai une bronchite !
Les oiseaux sont assidus aux mangeoires.
Il y a quelques jours, sous le titre Vous avez dit "un marronnier", je vous ai présenté un pic-vert qui traîne toujours dans le jardin (CLIC si vous voulez revoir le billet) .
Et petite surprise : ce matin le pic-vert était fort occupé au pied de la terrasse Est. Pour une fois il prenait son temps, le nez dans la neige. Vite l'APN...je me suis installée derrière la fenêtre du hall d'entrée... Hélas ( 3 X hélas !), j'avais le garde-corps de la terrasse dans mon champ de vision. Vous me direz que j'aurais pu changer de fenêtre : mais les volets n'étaient pas ouverts ! C'est rageant !





J'ai remarqué que le pic s'est envolé après qu'un geai ait poussé un cri d'alerte.


dimanche 13 janvier 2013

Les écureuils sont toujours là !



Après les boules de plumes, voici aujourd'hui les incontournables du jardin : les écureuils. Ils sont présents grâce aux pins dont ils consomment les bourgeons.

Ecureuil roux ou écureuil noir ; je vous ai déjà présenté ces boules de poils il y a deux ans, mais aujourd'hui je ne résiste pas au plaisir de vous en montrer à nouveau. Ceux-ci sont des habitués, fidèles parmi les fidèles ! Ils arrivent dès que les volets de la cuisine s'ouvrent. (Il faut dire qu'au lever, la première tâche de mon mari consiste à les ravitailler en noix tout au long de l'hiver).

Voici tout d'abord l'écureuil roux, sous le charme près des fenêtres de ma chambre : il avance, il tourne, il grignote. Il faut bien s'occuper en attendant le lever des occupants de la maison.








A l'heure du petit déjeuner, en voici un autre, parmi les Carex "Evergold" à 3 ou 4 mètres de la porte de la cuisine... Les mangeoires des oiseaux sont au dessus dans le Malus "Liset" et les écureuils viennent grignoter les graines de tournesol avant d'emporter les noix.



Et maintenant l'écureuil noir. Celui-ci est le plus familier de tous car si nous tardons à le nourrir, il s'approche jusqu'au seuil de la cuisine pour attirer notre attention. 
















Vous remarquerez que les geais viennent au même endroit, ce qui explique la difficulté de les photographier car ils s'envolent dès que les écureuils arrivent.




Les oiseaux et les écureuils apportent un peu de vie dans le jardin endormi et nous apprécions leur présence. Car dans les massifs, la situation n'est pas brillante. Pour ce qui est des Hellébores, seuls les Hellébores fétides et les Hellébores niger sont en forme... Je précise que les Hellébores fétides poussent à l'état spontané dans la pinède.





En ce qui concerne la météo, le scénario de l'an dernier semble se renouveler ; il fait très doux pour la saison et les végétaux sont bien décidés à devancer l'appel. Les Spirea arguta portent quelques fleurs timides sur leur rameaux, les bourgeons du Magnolia stellata sont bien décidés à s'ouvrir, quelques fleurettes de la Vinca minor pointent le bout de leur nez. Mais nous en reparlerons car nous ne faisons qu'entrer au coeur de l'hiver.
Je croise les doigts pour qu'il n'y ait pas de dégâts !



dimanche 6 janvier 2013

Vous avez dit : "un marronnier" ?



Non, non, pas de nouvelle plantation aux Pins Noirs ! Il y a marronnier et... marronnier.
Dans le cas présent, je me réfère à ces articles que les journalistes ressortent chaque année en période creuse  : les marronniers  !
(Vous trouverez un peu plus bas l'origine de cette expression * )

Mon jardin ne me donnant pas matière à réaliser un billet de saison assez conséquent, je vais donc me tourner (sans surprise) vers les boules de plumes ou de poils qui chaque hiver animent notre jardin.

Je commence aujourd'hui par les boules de plumes : les gros oiseaux qui fréquentent assidûment le jardin :. pic-vert, pic-épeiche, geais. Ils sont plus gros et moins remuants que les passereaux qui voltigent dans le pommier à fleurs tout  côté et l'on pourrait penser qu'il est facile de les capturer.
Mais ils sont très vigilants et s'envolent au moindre reflet de l'objectif. Je vous assure que leur tirer le portrait n'est pas une petite affaire !
Je vous demanderai donc un peu d'indulgence pour la qualité des photos car je peux pas régler mon APN sans effrayer les volatiles en question et je n'effectue jamais de retouches (je n'ai pas de tenue de camouflage non plus...)

Je commence par les pics. Ceux-là m'en font voir de toutes les couleurs (au sens propre comme au figuré !). J'ai parfois l'impression qu'ils ont des yeux derrière la tête ! J'ai hésité à publier les clichés, tant ils sont médiocres.

Le pic-vert reste à bonne distance de la maison, au milieu de la pelouse. Il file à la moindre alerte.








Photographié sur la pelouse un matin de grand froid.  Le sol est gelé ce qui explique la curieuse couleur de l'herbe




Le pic-épeiche maintenant. Il n'est qu'à quelques mètres, sur le grand charme. Même en me tenant à distance de la fenêtre, il est hors de question de régler mon APN si je veux continuer à l'observer.





Ci-dessous, séance de nettoyage dans  un vieux wégelia :



Au tour des geais.
Ils viennent le matin, le plus souvent en couple. Pour se nourrir, ils s'approchent du bord de la terrasse, à 3 ou 4 mètres de la porte-fenêtre de la cuisine. Les écureuils viennent se ravitailler au même endroit ce qui fait que les geais s'envolent dès que les écureuils montrent le bout de leur nez !























 



* Et voici l'origine du "marronnier": tous les ans, au printemps, un marronnier rose fleurissait sur la tombe des Gardes Suisses tués lors de la journée du 20 juin 1792, au Cours-la-Reine à Paris. Chaque année, un article était publié dans la presse pour s'en faire l'écho.


Peu de fleurs au jardin, aussi je partagerai avec vous la photo d'une orchidée, offerte en fin d'année par l'un de mes enfants






Je vous souhaite un bon début de semaine

mardi 1 janvier 2013

Merci !






Vous toutes et tous qui me faites l'amitié de visiter virtuellement le jardin des Pins Noirs, soyez chaleureusement remerciés pour ces moments d'échange. Aujourd'hui c'est aussi l'occasion pour moi de vous souhaiter

 une très belle année 2013 ! 

Joie et santé afin de profiter des bonheurs grands ou petits, que la vie nous accorde.  Et bien entendu, espérons une année sans grêle et sans insectes pour un jardin en grande forme !

A bientôt !