Ce jardin est parti ... de rien ! Sur ce terrain de 37 ares, il n'y avait que des ronces, des arbres en rangs serrés ; certains sapins mesuraient plus de 30 mètres de haut !
Nous avons cependant été séduits par cet environnement privilégié et nous avons vite réalisé que la colline boisée qui jouxtait la propriété, formerait un merveilleux arrière-plan pour le jardin que je souhaitais réaliser.
La particularité des Pins Noirs réside dans les ambiances très contrastées qui se côtoient au jardin : rocaille sèche sous la pinède, mais aussi massifs verdoyants dans la fraîcheur du sous-bois.



jeudi 8 novembre 2012

Les collines de la Dame Blanche en automne



Depuis quelques jours, je réussis à jardiner. Si on peut employer ce verbe. La bêche colle aux gants et j'ai l'impression d'avoir des fers à repasser aux pieds ! Mais j'ai réussi à déplacer deux gros rosiers. A savoir "Pierre de Ronsard" bien trop raide utilisé comme il l'était sur une colonne. Je l'utiliserai désormais en arbuste. Je l'ai remplacé par "Zéphirine Drouhin" un rosier inerme, bien plus agréable à manipuler et plus souple aussi.

Avant d'aller faire un petit tour, voici la vue que nous avons en ce moment sur la forêt depuis le dessus du jardin :



Oui, un petit tour... Pas bien loin... Comme l'an dernier à la même époque, je vous emmène à quelques dizaines de mètres, au bout du sentier, au pied des collines de la Dame Blanche.

Sortons donc par le sentier qui sépare la propriété de la forêt :




Le sous-sol est de type karstique ; en certains endroits les roches affleurent. A noter que sur ce versant de la colline et dans ce coin-ci tout particulièrement, les scolopendres abondent. Ces fougères poussent d'ailleurs à l'état spontané dans le jardin de sous-bois.



Cinquante mètres parcourus... nous sommes au-dessus du village. Voici ce que nous découvrons si nous regardons sur la gauche :


...derrière le rideau d'arbres, la vallée de l'Ognon, malheureusement cachée par la brume. Au niveau des sapins sur la gauche : le cimetière du village.

Les photos partent de la gauche, pour aller progressivement vers la droite, en direction des collines de la Dame Blanche. Au premier plan, le champ où mon Bearded Collie peut se défouler :




Une ligne d'arbres clairs sur la gauche : il s'agit de la plantation expérimentale de frênes, faite par l'INRA, à l'arboretum du village. Comme de nombreux frênes depuis quelques temps, ils sont malades...













En début de semaine, nous reviendrons au jardin, pour voir ce qu'il s'y passe.


Bon week-end à toutes et à tous !


mardi 6 novembre 2012

Hydrangea aspera Kawakami ou Fothergilla major ?



Le titre que j'ai choisi concerne la deuxième partie de mon billet et j'aurais pu tout aussi bien titrer "la partie immergée de l'iceberg" et vous allez voir pourquoi.

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, j'avais accepté l'idée de mon mari à savoir, alléger la ramure du Troëne de Chine qui surplombait la terrasse Ouest. Une branche par-ci, une branche par-là éliminées à la scie mais une fois  la tronçonneuse sortie, on a vu où l'affaire nous a menés :


J'avais du mal à accepter la situation ;  je regrettais déjà la floraison blanche si légère de fin de printemps qui malheureusement, n'avait pas su séduire mon mari.



 Mais on n'allait pas recoller les branches... Quant à attendre qu'elles repoussent c'était courir le risque d'entendre dire que décidément cet arbuste n'avait pas d'attrait (aux yeux de qui vous savez, tout au moins).

Il y avait donc là un grand vide et il fallait replanter quelque chose. La souche se trouvait entre le Cornouiller élégantissima et un regard dissimulé derrière les Hydrangeas. Il n'y avait qu'une solution : l'éliminer. Sans aucune possibilité de l'extraire avec un engin : l'endroit est inaccessible.
Mine déconfite de mon mari. Un peu la tête de l'arroseur arrosé !  C'est bien beau de manier la tronçonneuse, mais il faut assumer les conséquences ! Il y avait lieu de s'inquiéter ; le plus beau, si j'ose dire, se trouvait en dessous :



Je précise ici, pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, que je jardine et entretiens seule la propriété.  Jean Claude  n'entend rien aux histoires de plantations, de tondeuse, de taille-haie ou de souffle-feuilles. Son affaire, vous l'avez compris ... c'est la tronçonneuse ! Là je plaisante car c'est un excellent bricoleur.  Et en outre, au jardin, il y a des moments où je suis bien contente de pouvoir faire appel à lui : par exemple lorsque je rencontre un rocher en creusant dans la pinède.  Ou pour dessoucher ; c'est là sa grande spécialité sur les rejets de noisetiers (les écureuils en sèment partout) : fort patient, il a l'art de détricoter les racines à l'aide d'une piochette. Mais les noisetiers, ce sont  des caramels mous à côté de la souche d'un Troëne de Chine de 4 mètres de haut ! 
Il faut tout d'abord cerner la souche en question

   
en enlevant méthodiquement les racines périphériques : 

 

J'ai pris les photos depuis la terrasse. On remarque que Jean Claude avait sorti la hache, la pioche, le maillet et le ciseau à bois grand modèle...




Non seulement les  racines de l'arbuste étaient fort nombreuses mais quelques-unes,  pivotantes, empêchaient l'arrachage. L'idée à été d'utiliser un vieux cric pour venir à bout de cette souche récalcitrante. 






Une fois ce travail terminé, est venu le choix du remplaçant et je me suis dit qu'il y avait bien dans un coin un arbuste qui ne demandait qu'à être mis en valeur. En faisant le recensement, et compte tenu des contraintes : pas trop de hauteur, pas trop d'étalement, une expo mi-ombre claire... sont restés en lice l'Hydrangea aspera "Kawakami" et le Fothergilla major.
Généreusement et probablement impressionnée par les efforts déployés par ma moitié, j'ai associé Jean-Claude à la décision finale. Je penchais pour l'Hydrangea... Allez, vous l'avez compris : c'est le Fothergilla major qui l'a emporté !



Je possède deux exemplaires de cet arbuste. Séduite par le premier Fothergilla acheté l'an dernier, je suis revenue d'une foire aux plantes au mois d'avril,  avec un nouveau sujet, me disant que je trouverais bien un coin pour lui. Il paraît que c'est un exemple de ce qu'il ne faut pas faire : choisir et acheter une plante et se demander ensuite où on va bien pouvoir l'installer. Nul n'est parfait.

Je vous avais présenté mon premier Fothergilla major quand il a été planté en avril 2011. Le voici en fleurs, au printemps :




Au bout du compte, quand j'observe la floraison du Fothergilla, j'essaie de me convaincre et de me dire qu'avec un peu de patience,  je ne perdrai peut-être pas au change d'autant plus qu'en automne il attirera certainement le regard.
Je me demande toutefois si je ne vais planter un nouveau Troëne de Chine, mais plus raisonnablement, dans la haie mélangée cette fois ! N'en dites rien à mon mari !








samedi 3 novembre 2012

Travaux d'automne...



Au menu du jour : une petite rétrospective des activités de la semaine écoulée. Le temps plutôt clément m'a permis de commencer le grand nettoyage d'automne : après quelques nuits aux températures négatives, les vivaces sont en piteux état.


J'ai déplacé deux ou trois arbustes, dont notamment l'Hydrangea "Libelle". Placé devant (feu) le troëne de Chine, cet Hydrangea ne fleurissait pas : une seule fleur cette année ! Je me suis documentée et j'ai appris qu'il appréciait un terrain sec et pauvre. Qui l'eût cru ?
Je l'ai installé donc au pied du pilier de pierre qui marquait autrefois les limites de l'ancien parc du château. Je peux vous dire que ce n'a pas été une petite affaire car le pied était déjà bien développé. Et s'il aime le terrain sec, il sera servi. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai tout de même quelques doutes. Je me demande si la situation n'est pas extrême et je vais le surveiller pour le cas où le dépaysement serait par trop brutal !



Autre ambiance au pied de la pinède où le rosier Mozart n'a rien perdu de sa superbe malgré la petite neige des jours précédents :


et où les graminées sont toujours bien présentes :



Nous étions en famille en cette période de vacances et j'ai obtenu une aide précieuse de mon fils cadet pour le ratissage sous les pins ; mélange de feuilles et d'aiguilles de pins. Ces dernières, avec leur forme en V,  ne sont pas faciles à déplacer avec le souffleur thermique alors nous sortons les râteaux.
Mais les feuilles ne tombent pas vite et je crois bien qu'à ce rythme là, je terminerai seulement leur élimination à Noël.





Dès dimanche, après la première neige, nous avons rentré les poteries dont le contenu ne supportait pas le gel. Et mon mari a arrêté et vidé la petite fontaine de granit.


Les chaises (il y en a 17 tout de même), ont été nettoyées et rentrées. Les bancs et les tables également.  Désormais, je n'entendrai plus mon mari me seriner "Catherine, tes chaises nous encombrent" : il a fixé des crochets aux murs du garage pour y suspendre les chaises pliantes. Elles tiendront moins de place de cette façon. Restent les autres,  empilées par 4...  La photo que voici est un souvenir des beaux jours.


D'autre part, comme chaque année, j'ai mis les zoziaux du jardin à l'abri. Oh la la, je vois vos yeux ronds !... Les zoziaux ?... Mais je veux parler de ceux-ci !


 
 
Les autres, pour l'instant se moquent pas mal des intempéries : ils picorent, ils gobent, ils avalent toutes les baies disponibles aux alentours. Autant vous dire que depuis que j'ai pris ces photos il ne reste quasiment rien sur les arbustes.




La maisonnette qui penchait, penchait... a fini par tomber. C'est l'occasion de la rénover : décapage et peinture sont au programme des prochains jours d'intempéries.


De l'autre côté du pilier, les petits cyclamens refont surface. Moins nombreux cette année. La faute aux fourmis qui ne font pas leur travail car vous savez sans doute que ce sont elles qui disséminent les graines de ces jolies fleurs d'automne.


Ca n'a l'air de rien, comme cela... Mais il y en a eu des allées et venues entre le jardin et le sous-sol , avec le diable ou  la brouette. Le jet d'eau et le nettoyeur haute-pression sont entrés en action et tout est bien propre et en bon état pour le printemps prochain.

Je vous souhaite un très bon week-end !









lundi 29 octobre 2012

Un jardin... en or !



Contre toute attente, la neige est tombée samedi... Mais comme il avait plu la nuit précédente, elle n'a pas tenu longtemps. Nous devions nous absenter samedi et ce n'est que dimanche après-midi que nous avons rentré les dernières poteries qui étaient encore au jardin. 
Il pleut à nouveau, la bise souffle, accentuant la sensation de froid. Ca commence tôt cette année. Les feuilles sont tombées en quantité et sous la pluie,  j'ai fait quelques photos que je viens partager avec vous.












Tous ces feuillages forment un tableau à la manière des impressionnistes.

























Les années précédentes, le Parrotia persica arborait un feuillage bien rouge, ce qui n'est pas le cas cet automne.
Il est cependant bien lumineux. A ses pieds, l'Hydrangea Beni-Yama garde son attrait.

















Viburnums, Cornus divers, Acers grands et petits, Chêne, Forthergilla major, Hydrangeas  : des feuillages variés, pour le plaisir des yeux :







Cornus kousa chinensis au pied d'un grand érable :


Passage le long de la haie, depuis le sous-bois, vers le jardin Ouest :






Les feuilles resteront en place quelques jours encore jusqu'à ce qu'elle perdent leurs couleurs. Après il sera temps de les enlever pour ne pas entraver la croissance de la pelouse.Vous l'avez compris, les semaines à venir seront fort occupées !